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Nous avons ici un film pour public occidental, où l’on nous montre un monde décidément « autre », « différent », « barbare », avec des méchants à nature cruelle, cupide, avare, tous avec des têtes d’arabes et les traits grotesques et déformés que Disney réserve à tous ses méchant Es, et puis POUF! ) nous avons notre héros Aladdin, avec un teint un brin plus pâle que les autres, un nez et un look européen, un sourire Colgate et une voix de jeune lycéen américain. Ce portrait du « monde arabe »[2] comme étant un monde de barbares cupides et brutaux est d’autant plus destructeur qu’il s’adresse principalement à un très jeune public, qui n’a très probablement pas d’autres références à opposer à celles relayées par Aladdin[3].La figure de proue de ce racisme est indéniablement Jafar.Son apparence est bien évidemment une première raison d’être assez dubitatif quant au potentiel subversif du personnage.

Du coup, comment pourrait-on même PENSER qu’Aladdin pourrait utiliser le pouvoir du génie pour aider le peuple d’Agrabah à renverser les injustices inhérentes au système en place (édit du texte original, voire * à la fin du texte) et faire en sorte, je dis n’importe quoi hein, que les enfants à qui il a donné du pain juste avant de les avoir sauvés du fouet du méchant prince, que ces enfants-là n’aient plus à vivre dans la pauvreté et la misère, alors que le sultan habite dans son énorme palais et fait mumuse avec ses petits jouets. Le troisième et dernier point (mais peut-être le plus long) a aborder, c’est le sexisme. Le personnage central de ce sexisme étant bien évidemment Jasmine, vu qu’elle est le seul personnage féminin de toute l’histoire, contre 7 personnages masculins (8 si l’on compte Rajah, le tigre).

Il est difficile de sous-estimer le sexisme véhiculé à travers le personnage de Jasmine.

Aladdin est un des plus grand succès de Disney, et mérite donc qu’on s’y attarde assez longuement.

Le film s’ouvre sur une chanson (Arabian Nights) que Disney s’est vu obligé de modifier car la Ligue Arabo-Américaine Contre les Discriminations s’est plainte (plusieurs fois, et sur plusieurs mois) que celle-ci était raciste.

Mais alors pourquoi Jasmine n’est jamais sorti de son palais ?

La réponse bien faible du père c’est « mais Jasmine tu es une princesse ».

Les gardes le pourchassent sans relâche pour avoir volé du pain et le traitent de vaurien, les gens dans la rue se moquent de lui quand le prince le pousse dans la boue, les filles sexys et dénudées de la première chanson ne sont pas très contentes de le voir (les mêmes qui plus tard s’évanouiront à la vue du « prince Ali »…c’est que les femmes elles aiment les sous, hein ? Décidément, si Aladdin veut s’en sortir (c’est à dire devenir riche et habiter dans un palais, son grand rêve), il va falloir qu’il le fasse tout seul, car cette société de barbares ne va pas l’aider.

La scène où Aladdin sauve les enfants du fouet du prince est particulièrement chargée.

Encore une fois, si vous voulez réussir, c’est à dire être riche et avoir un grand palais (quoi d’autre ? Cette idéologie individualiste du film est présentée comme une réaction rationnelle d’Aladdin face à une société qui lui tourne le dos. C’est un chemin bien particulier dans lequel Aladdin décide de se lancer, tout de même. La liberté ici est un problème purement individuel, et n’est pas à confondre avec la liberté (inexistante donc) d’un peuple qui vit sous la coupe d’un sultan.

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